Les Pelouses sèches

LES PELOUSES SECHES :
Des réserves de biodiversité

Les pelouse sèches sont caractérisées par une végétation herbacée rase, souvent envahie par des arbustes. Elles se développent sur un sol calcaire pauvre en substances nutritives, souvent peu épais et bien exposé au soleil. A la différence des prairies, elles ne sont pas fertilisées.

Elles accueillent une flore et une faune originales, extrêmement riches et diversifiées, aux affinités méditerranéennes. De nombreuses espèces sont remarquables, parmi lesquelles notamment des orchidées ( ophrys abeille) , des insectes, des reptiles ( lézard vert) et des oiseaux ( engoulevent d’Europe…)

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La grande majorité des pelouses sont issues de la déforestation et leur maintien est tributaire d’une gestion pastorale extensive. En cas d’abandon, elles sont progressivement envahies par des arbustes, puis des arbres et évoluent vers un milieu forestier.

Ces milieux exceptionnels doivent donc être protégés et entretenus pour conserver leur intérêt dans le temps.

La région Franche Comté, le Conseil Général de Haute-Saône, la Communauté de Communes des Monts de Gy et la commune de Bucey les Gy oeuvrent dans ce sens.

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La flore

Les pelouses sèches des Monts de Gy recèlent des trésors de biodiversité.
Chaque année, aux mois de mai et juin, il n’est pas rare de trouver, parmi les herbes folles des pelouses, des orchidées rares et à préserver. Pas moins d’une quinzaine d’espèces s’y épanouissent.

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La plupart de ces orchidées sont menacées par la ceuillette, le déterrage, le piétinement. Alors, Vous qui avez la chance de les voir, protégez-les en restant attentif où vous marchez et en vous abstenant de les prélever .

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Pelouse de Fresse

PROJET Pelouses de la Fresse (Bucey-les-Gy 70)

En 2009, le CREN-FC a réalisé un travail de diagnostic et de hiérarchisation des pelouses sèches des Monts de Gy. Ce travail a permis d’établir les priorités d’intervention sur un réseau de 28 sites. Au sein de ce réseau, la Pelouse de la Fresse est classée 3ème. Une fiche de gestion pour la période 2009-2018 a donc été réalisée.

Cette fiche de gestion met en évidence le caractère exceptionnel du site et notamment la présence de pelouses mésophiles, de pierriers et murgers abritant plusieurs espèces patrimoniales de papillons, d’oiseaux et de flore. Il est important de noter que ce site est en plein cœur du réseau de pelouses autour de Bucey-les-Gy (avec Captiot, Champs Tourneaux, la Folle, le Félot et Grand Brûle Cul).

Depuis de nombreuses années un pâturage bovin extensif est réalisé sur le site (entre 3 et 5 bêtes sont présentes d’avril à novembre et parfois en hiver). Ce pâturage trop extensif ne permettait pas ces dernières années le maintien de l’ouverture du milieu qui s’est ainsi fermé par la colonisation des Prunelliers.

Afin de garantir la richesse des habitats naturels et des espèces présentes sur la pelouse de la Fresse, le CREN-FC et la commune de Bucey-le-Gy mettent actuellement en place un partenariat via un bail rural environnemental avec un éléveur.
Les clauses spécifiques de ce type de bail permettent d’assurer une gestion agricole du site compatible avec ses intérêts écologiques.

  Le pâturage sera réalisé à l’aide de vaches et de chevaux dès 2012.

  Il est donc nécessaire de réaliser très rapidement (avril 2012) des travaux de restauration de clôture sur environ 2000 mètres linéaires.

  Des travaux de broyage auront lieu à l’automne ou à l’hiver prochain hors saison de reproduction de la faune sauvage. La réalisation de quelques couloirs de déplacement entre les furticées pourra être envisagée en avril 2012.

Les sentiers d’interprétation

À la découverte des pelouses sèches des Monts de Gy

Livret 1/5 : Sentier de Folle
Du calcaire à orchidées!

Ce livret vous guide le long du sentier de la pelouse de Folle et vous amène à découvrir les petits-fils des Monts Jura et les trésors des pelouses sèches!

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Livret 2/5 : Sentier de Bellevue
Les orchidées font mouche!

Ce livret vous guide le long du sentier de la pelouse calcaire de Bellevue. Il vous invite à découvrir les pollinisateurs des orchidées des Monts de Gy.

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Livret 3/5 : Sentier de la Fresse à Folle
Le bestiaire des orchidées

Ce livret vous guide sur les pelouses calcaires proches de Bucey-lès-Gy. Il vous invite à découvrir la faune de ces milieux naturels étonnants.

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Livret 4/5 : Sentier du Râgot
De la lumière des pelouses à l’ombre des forêts

Ce livret vous invite à découvrir la dynamique de végétation des pelouses calcaires à travers la découverte du site du Râgot.

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Livret 5/5 : Sentier des Vignes aux Lièvres

Ce livret vous invite à découvrir le rôle des hommes sur les pelouses calcaires.

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Les oiseaux des Monts de Gy

Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio)

pie-grieche-ecorcheur Elle tient ce nom à son habitude d’empaler ses proies (gros insectes, petits reptiles, parfois même amphibiens et micro-mammifères) sur les épines de buissons ou de barbelés pour constituer un garde-manger appelé “lardoir”. Le mâle est reconnaissable à son masque noir “de bandit”.

Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus)

engoulevent-d-europeDiscret, cet oiseau nocturne et insectivore doit son nom à une vieille croyance. Son chant serait produit par le vent s’engouffrant dans sa gorge grande ouverte. En réalité, il chante bec fermé, souvent posé sur une branche ou en vol. Le mâle claque des ailes en vol nuptial.

Alouette Lulu (Lullula arborea)

alouette-luluSon chant aérien contient une répétition de “lu lu lu lu …”. Cette alouette aime particulièrement les pelouses calcaires parsemées d’arbustes. Farouche, elle reste observable quand elle se poste à découvert au faîte d’un buisson.

Huppe fasciée (Upupa epops)

huppe-fascieeCet oiseau niche dans un trou d’arbre, de mur, ou de bâtiment, à proximité de zones dénudées ou à végétation clairsemée alternant arbres isolés, haies, buissons et herbe rase. La disparition des constructions en pierres sèches et des pâtures en lien avec la diminution des peuplements d’insectes sont desz causes de son déclin.

Bruant jaune (Emberiza citrinella)

bruant-jauneOiseau typique des prairies entrecoupées de haies et des lisières, on le trouve également dans les pelouses en partie embuissonnées. Il est lié à l’homme et aux pratiques culturales traditionnelles. Il disparaît quand l’agriculture devient trop intensive.

Bondrée apivore (Pernis apivorus)

bondree-apivoreElle devrait s’appeler bondrée vespivore car elle se nourrit en grande partie de nids de guêpes qu’elle déterre jusqu’à 40cm de profondeur. Elle mange aussi les larves et les adultes. À son retour printanier de migration, quand les nids de guêpes sont peu développés, son régime alimentaire se complète de rongeurs, de jeunes oiseaux et d’amphibiens.

Torcol fourmilier (Jynx torquilla)

torcol-fourmilierCe pic migrateur tire son nom de la manière dont il contorsionne sa tête en tous sens quand il est inquiété et à son alimentation principale : les nymphes de fourmis souvent appelées à tort “oeufs de fourmis”. Le torcol sonde les nids grâce à sa langue collante effilée; technique éprouvée par un autre fourmilier : le pic vert.

Fauvette grisette (Sylvia communis)

fauvette-grisetteInsectivore, cette fauvette est une visiteuse d’été. Elle est souvent visible du haut d’un arbuste où elle zinzinule assidûment dès son posé. Elle nidifie à faible hauteur dans un buisson touffu.

Pipit des arbres (Anthus trivialis)

pipit-des-arbresSouvent au sol pour nicher, se reposer ou trouver sa nourriture, cet insectivore est difficile à repérer, excepté lorsqu’il effectue son vol chanté depuis le haut d’un arbre : montée, puis descente en chute planée, pattes pendantes.

Pie-grièche grise (Lanius excubitor)

Son plumage cendré se distingue de celui en partie brun-roux de sa cousine écorcheur. Prédatrice se nourrissant principalement de gros insectes, elle chasse à l’affût sur une branche exposée. Cette hivernante régulière sur “Folle” est en fort déclin.

Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina)

Avec sa poitrine et son front rouge-sang, le mâle de linotte se voit de loin quand il chante au sommet d’un arbuste dans les pelouses. Dissimulant très mal son nid, cette tête de linotte doit souvent l’abandonner, suite à la visite d’un prédateur ou d’un curieux. Elle se nourrit principalement de graines.

Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca)

Ce passereau guette les insectes volants depuis un poste élevé d’où il s’envole pour les capturer et souvent s’y repose pour s’envoler à nouveau. Espèce cavernicole, il nidifie en hauteur, souvent dans un trou d’arbre ou plus rarement dans une cavité rocheuse.

Coucou gris (Cuculus canorus)

Cet oiseau parasite nombre de passereaux : il pond dans leur nid et leur impose l’élevage de ses jeunes. S’évitant ainsi la nidification et le nourrissage, il peut pondre davantage. Insectivore, il régule les populations de chenilles processionnaires dont il régurgite les poils urticants sous forme d’une pelote contenant l’ancienne peau protectrice de son estomac.

Source : C.P.I.E de la Vallée de l’Ognon (Maison de la Nature de Brussey)